Vernissage exposition "Inaudible"

    Présentation de l'exposition "Inaudible" :

    Dans le cadre du mois de la Femme, Bamako Art Gallery expose l’artiste contemporaine Mariam Ibrahim Maiga. Douze œuvres traitées sous le thème « Inaudible » sont à découvrir et explorer du 7 mars au 30 avril 2020.

    À travers une sélection d'œuvres étonnantes, fascinantes, interpelantes, séduisantes, et sensuelles, l’artiste bouscule les habitudes en posant un regard féminin sur les non-dits de la gente masculine. Mais elle fait aussi le choix de croiser les regards d’autres femmes.

    Talent émergent, Mariam Ibrahim Maiga représente la tendance actuelle des artistes qui utilisent l’art pour dénoncer les maux de la société, avec un courant pictural porté sur la composition colorée.

    « Inaudible » est le cri d’espoir de l’artiste, cri qu’elle peint de manière à interpeller les esprits sur la cause féminine, la remise en question du rôle de la femme, sa victimisation. Un cri, certes imperceptible, mais éclatant.
    Pourtant, ce cri résonne pour le sexe dit fort. Sur les revers d’une affirmation de l’estime de soi féminine, nous apercevons un cri du cœur destiné aux hommes qui, pour la jeune artiste, ruminent en silence leurs souffrances. Elle veut donc mettre en lumière l’ambivalence et la complexité de ce que peuvent vivre les hommes au quotidien.

    « Inaudible » est une interpellation à l’introspection, à la franchise et par la suite à une corrélation entre la femme et l’homme. Mais c’est aussi une exhortation à la prise de conscience et à la valorisation féminine, non seulement à travers la reconnaissance des capacités réciproques, le respect du rôle et de la place de tout un chacun, homme comme femme, dans la société, mais aussi à l’éveil de conscience.

    « Inaudible » est cette faiblesse masculine viscérale, un ressenti voilé par la peur de s’exposer et par contrainte sociale. Les œuvres de la jeune artiste renvoient ainsi à ce qui excède l’entendement de cette société, concernant la condition masculine. Autrement dit, à ce qui est difficile à entendre car demeurant inintelligible, voire déshonorant. La violence faite aux hommes demeure encore un tabou dans notre société phallocratique. Pourtant, le constat démontre qu’ils sont nombreux, ces hommes violentés par leurs femmes, qui crient difficilement leur peine face à la société.

    Nos très chères mères, sœurs, filles, amies, collègues ou même parfaites inconnues, pourquoi tant de cruauté ? Pourquoi tant de haine ? Pourquoi tant de mépris ?

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